Drug preguntas

Une personne à part entière – Gunilla Gerland

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C’est l’histoire d’une petite Suédoise qui ne savait pas ce qu’elle avait, pourquoi elle était si différente, qui aurait voulu être « quelqu’un » et qui avait fini par s’apercevoir après diverses expériences plus ou moins heureuses qu’elle était atteinte d’autisme dit « de haut niveau » par les spécialistes.

De quoi s’agit-il? L’autisme, tout le monde en parle sans toujours savoir exactement de quoi il retourne même depuis qu’un médecin autrichien Hans Asperger (1906–1980) en a établi le syndrome.

On le saura en lisant cette saga autobiographique parfois déroutante parfois divertissante, mais tragique aussi de Gunilla Gerland.

On reste dans le même thème avec un autre livre qui fait vivre l’autisme de l’intérieur. Cette fois-ci, on suit une seule personne, Gunilla, qui est atteinte d’autisme, mais dont son diagnostic n’aura lieu qu’à 29 ans. Pendant tout ce temps, elle se croit anormale et finit par croire ce que son entourage lui répète sans cesse : elle n’est qu’une paresseuse capricieuse. On comprend les raisons de certaines de ses obsessions et de l’hypersensibilité de ses sens. Une lecture parfois difficile, mais toujours intéressante. L’histoire d’une jeune fille née avec une différence que personne ne voit et, de surcroît, dans un milieu difficile. Du point de vue plus technique, la traduction est parfois laborieuse et j’ai souvent été dérangée par les doubles et même triples espaces entre les mots. Déformation professionnelle…

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Laissez entrer les idiots – Kamran Nazeer

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Kamran Nazeer est autiste. En 1982, à l’âge de quatre ans, il entre dans une petite école primaire spécialisée new-yorkaise en compagnie d’autres enfants autistes.

20 ans plus tard, alors qu’il s’est forgé une vie presque « normale », il part à la recherche de ses copains d’enfance.

Il retrouve quatre d’entre eux, ceux qui s’étaient surnommés « les idiots », quatre autistes aux vies surprenantes, déconcertantes, différentes.

André, Randal, Elizabeth et Craig: un informaticien qui communique ses émotions par le biais de marionnettes : un coursier qui aime garder les yeux fermés à vélo; une pianiste surdouée; un rédacteur de discours incapable de croiser un regard.

Quatre vies et autant de parcours étonnants depuis l’école jusqu’à aujourd’hui.

Laissez entrer les idiots est un témoignage authentique, captivant et attachant.

L’autisme m’a toujours intéressée, sans que je ne sache pourquoi. En fait, aussitôt que j’ai découvert cette réalité dans les livres de Torey Hayden, j’ai lu beaucoup de livres, documentaires et romans, à ce sujet. Par contre, c’est la première fois que je lis un livre écrit par un autiste et qui nous décrit, de l’intérieur, comment il voit le monde et comment ses camarades de classe ont, ou pas, réussi à vivre une vie normale. J’ai bien aimé pouvoir avoir des explications sur la raison de certains comportements (comme la cohérence locale) et voir défait les mythes selon lesquels tous les autistes ont des dons extraordinaires (mémoire des dates, multiplication mentale à plusieurs chiffres, mémoire phénoménale). Je n’avais pas réalisé à quels points ces mythes pouvaient mettre une pression supplémentaire sur ces enfants. Une belle découverte.

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Quand vous lirez ce livre… – Sally Nicholls

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Je m’appelle Sam.
J’ai 11 ans.
Je collectionne les histoires et les objets incroyables.
J’ai une leucémie.
Quand vous lirez ce livre, je ne serai peut-être plus là.

Un livre très touchant. Sam est atteint de leucémie et, dès le début, on sait qu’il ne s’en sortira pas. Comment un enfant de 11 ans peut gérer l’éventualité de sa mort prochaine? C’est ce qu’on voit au fil de ces pages. On voit également la détresse des parents qui ne savent pas comment réagir devant ce drame. Est-ce qu’on oblige Sam à vivre une vie normale, qui inclut l’école, les devoirs, les responsabilités? Ou doit-on le couver, lui céder ses caprices, le laisser faire ce qu’il veut? Comment réagissent les autres enfants dans cette situation? Un livre rempli de sensibilité et, pour une rare fois, un livre jeunesse qui traite de la mort de façon délicate, vraie et non pas métaphorique et qui ne diminue pas la gravité de la situation. Une lecture que je recommande à tous.

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Une promenade en mer, une promenade en mer!

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Bon, pas réellement en mer, mais sur la rivière Richelieu. Dimanche, des collègues de M. X nous ont invités à aller faire du bateau avec eux. Un bel après-midi ensoleillé, c’était parfait… Jusqu’à ce que…

Les gars embarquent dans le coussin gonflé derrière le bateau. On se promène allégrement, essayant qu’ils se fassent brasser un peu, quand on entend un gros « bang ». Le bateau n’avance presque plus. Ils vérifient, l’hélice est cassée. Heureusement, le propriétaire du bateau en a une deuxième et ils font le changement sur l’eau. On recommence, mais le bateau n’avance plus aussi rapidement et aussi bien. On s’aperçoit alors qu’on prend l’eau! Probablement que ce qu’on a frappé a aussi percé la coque du bateau. On commence alors à écoper pendant qu’on retourne vers notre lieu de mise à l’eau.

Quelques minutes plus tard, alors qu’on est au milieu de bateaux accostés, encore très loin de notre lieu d’arrivée, le bateau manque d’essence. Heureusement encore, le proprio avait prévu le coup et on peut remplir le réservoir. Par contre, avec l’eau et les multiples essais pour repartir le bateau, la batterie vient à manquer. Là, il n’y a plus rien à faire, et le bateau continue de prendre l’eau. On appelle quelqu’un qu’on a croisé plus tôt dans la journée et il commence à nous remorquer, lentement, très lentement, pendant qu’on continue d’écoper. Près d’une heure plus tard, on arrive à une marina où notre remorqueur nous laisse et repart avec le proprio qui va chercher son camion à notre point d’entrée.

Nous voilà donc au St-Tropez (ça ne s’invente pas)!

Une belle promenade malgré les circonstances… et un beau coup de soleil dans le front, probablement le seul endroit non crémé de mon corps

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La révolte des accents – Erik Orsenna

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Depuis quelque temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aimés, dédaignés, méprisés. A l’école, les enfants ne les utilisaient presque plus. Chaque fois que je croisais un accent dans la rue, un aigu, un grave, un circonflexe, il me menaçait.

- Notre patience a des limites, grondait-il. Un jour, nous ferons la grève. Attention, notre nature n’est pas si douce qu’il y paraît. Nous pouvons causer de grands désordres.

Je ne prenais pas les accents au sérieux. J’avais tort.

De retour avec Jeanne, même si les liens sont moins clairs avec les deux premières histoires. J’ai apprécié l’écriture d’Erik Orsenna, mais je dirais que j’ai été moins touchée par cette histoire. Je l’ai trouvé moins profonde et surtout, on dirait qu’elle ne se termine pas. Tout au long, on suit un fil narratif, pensant qu’on va savoir la fin, mais non, dans les dernières pages, ça change du tout au tout et on commence un autre fil narratif, et le livre se termine sans qu’on ait le fin fond des histoires. Un peu frustrant. J’imagine que c’est pour préparer une éventuelle suite… Ça ne m’empêchera pas de continuer à découvrir les livres de cet auteur.

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Les chevaliers du Subjonctif – Erik Orsenna

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Il y a ceux qui veulent gendarmer le langage et le mettre à leur botte, comme le terrible Nécrole, dictateur de l’archipel des Mots, et la revêche Mme Jargonos, l’inspectrice dont le seul idéal est d’« appliquer le programme ».

Et puis il y a ceux qui ne l’entendent pas de cette oreille, comme Jeanne et Thomas, bientôt traqués par la police comme de dangereux opposants… Leur fuite les conduira sur l’île du Subjonctif. Une île de rebelles et d’insoumis. Car le subjonctif est le mode du désir, de l’attente, de l’imaginaire. Du monde tel qu’il devrait être…

Décidément, plus je lis cet auteur, plus je tombe sous le charme de son écriture. Dans ce livre, on retrouve Jeanne, qu’on avait rencontré dans La grammaire est une chanson douce. Elle est encore sur l’île de l’Indicatif, avec son frère, et est toujours aussi curieuse. Cette fois-ci, elle s’engage à être l’assistante d’un cartographe dont le métier est de tracer les pourtours des îles : l’île du Passé, l’île du Futur, l’île du Conditionnel. Mais c’est sur l’île des Subjonctifs que son plus grand défi l’attend. Malgré le fait qu’on y parle beaucoup de grammaire, et ce, avec humour, les livres d’Erik Orsenna ne sont pas didactiques. Même si on apprend peut-être un peu, ce n’est visiblement pas le but ici. Encore une belle lecture!

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Dewey – Vicki Myron

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Comment un chat abandonné est-il devenu le symbole de l’Amérique d’aujourd’hui? Comment a-t-il pu redonner vie à des dizaines d’enfants? C’est cette histoire vraie, émouvante et rocambolesque que nous conte l’auteur. Par un matin d’hiver, Vicki Myron, attirée par des cris déchirants, découvre un chaton frigorifié dans la boîte aux lettres de la bibliothèque où elle travaille. Après l’avoir réchauffé, Vicki et ses collègues, conquis, décident de l’adopter. Dewey deviendra vite la mascotte de la bibliothèque et l’emblème de la ville de Spencer. Pendant 19 ans, Dewey, grand amateur de cheesebugers, d’ailes de poulet et fan de télévision, va révolutionner cette petite ville! Il va apprendre à sourire aux enfants handicapés, attendrir les hommes d’affaires… et devenir le chouchou des médias, au point que les télés du monde entier viendront le filmer! Vicki Myron, la bibliothécaire qui a partagé sa vie, nous raconte l’aventure extraordinaire de ce chat hors du commun. Dewey est décédé en 2006 d’une tumeur à l’estomac.

Au début, je ne savais pas trop quoi penser de ce livre. J’aimais l’idée d’un chat habitant une bibliothèque, mais je trouvais que l’auteure mettait beaucoup d’interprétations dans les gestes du chat. Je ne dis pas que le chat n’est pas un animal intelligent, au contraire, mais j’ai tout de même l’impression qu’on donnait à Dewey plus d’intentions qu’il en avait réellement. Malgré tout, j’ai apprécié ma lecture, d’abord pour le lien entre le chat, la bibliothèque, les livres et les lecteurs, mais également pour l’histoire de l’auteure, sa description de son coin de pays, qui nous donne envie de le visiter. À mon avis, sans cet aspect du livre, qui touche moins Dewey et plus Vicki, il n’aurait pas été aussi intéressant.

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