Drug preguntas

Solitude volontaire

La vie la vie 10 commentaires »

Je ne comprends pas les personnes qui sont incapables de faire quelque chose seules : aller au cinéma, au restaurant, au théâtre, etc.

Si j’avais attendu après quelqu’un pour aller au cinéma, j’aurais probablement vu mon premier film à 20 ans. Il me semble, au cinéma, ce n’est pas grave d’être seul, il n’y a pas d’entracte, tu arrives, tu regardes le film pendant 2 heures et tu repars, c’est tout.

Même chose pour le théâtre et les spectacles musicaux en général. Bien oui, à l’entracte tu es tout seul, mais 15 minutes, ça n’a jamais tué personne. Pour ma part, je m’apporte un livre et je lis. Le temps passe très vite.

Je fais ça aussi au restaurant. Il y a un café où j’adore aller à Sherbrooke et cela arrivait souvent que personne ne pouvait venir avec moi. Tant pis, j’apporte un livre, je me mets dans un coin, et je lis.

Pourquoi je m’empêcherais de vivre parce que mon entourage n’a pas les mêmes goûts ou les mêmes disponibilités que moi?

J’adore partager mes activités avec quelqu’un, mais si personne n’est disponible, tant pis, j’y vais seule!

Comme le dit la phrase clichée, on n’a qu’une vie à vivre, et je n’attendrai pas après les autres pour la vivre!

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Descente pas assez extrême

Amour/Amitié, Défouloir, La vie la vie Commentaires fermés

J’ai fait du rafting pour la première fois de ma vie en fin de semaine. Je m’attendais à pire, mais je m’attendais aussi à mieux.

J’ai vraiment aimé l’expérience. J’adore l’eau et je suis dans mon élément sur, dans et sous l’eau. Je n’avais donc pas peur de tomber dans les rapides. Comme on était plus que le nombre permis dans un raft, trois personnes ont dû se joindre à un autre groupe. M. X, un ami et moi nous sommes portés volontaires. Un raft ou un autre, ce n’est pas comme si on allait jaser tant que ça.

Le groupe avec lequel on était jumelé était super sympathique, mais super peureux également! Ils ne voulaient pas tomber à l’eau. Il y avait même une fille qui avait une labyrinthite et qui ne pouvait pas vraiment aller sous l’eau. (Qu’est-ce que tu fais au rafting dans ce cas-là?!? Ça, c’est une autre histoire…) Bref, la première descente a été tranquille, trop tranquille. C’est pour avoir des sensations fortes qu’on voulait essayer ça, pas pour avoir l’impression d’être en canot sur un lac.

On a quand même renversé une fois, après avoir fait sortir la fille avec la labyrinthite, et encore là, ça n’a pas été super agréable. Pas parce qu’on est tombé à l’eau, puisque je n’attendais que ça, mais parce que plusieurs ont paniqué et qu’une personne s’est servie de moi comme bouée de sauvetage, me faisant caler…

Après le dîner, on avait une deuxième descente. On avait plus ou moins convenu que si on devait être séparé, ce serait trois autres personnes qui changeraient de raft en après-midi. Une fille du groupe s’était fait mal, donc voulait changer. De plus, le guide avait accepté de prendre une personne de plus, dont une « sirène » (une personne qui ne pagaie pas et qui est devant le bateau). M. X et notre ami sont donc allés dans l’autre bateau. Quand ce fut mon tour…, personne n’a voulu prendre ma place. Ils avaient eu trop de plaisir et voulaient le refaire!

C’est ce que j’ai trouvé le plus décevant. J’ai eu beaucoup de plaisir quand même, mais j’ai trouvé ça très ordinaire que personne n’accepte de changer de place. Ça me montre à quel point je ne fais pas encore partie du groupe et que je suis juste « amie de » et « copine de ». C’est peut-être moi qui suis trop conciliante, mais même pour une personne que je connais moins, j’aurais changé de place pour lui donner la chance d’avoir autant de plaisir que les autres. D’ailleurs, j’ai refusé que M. X me cède sa place. C’est lui qui avait tout organisé du début et je voulais qu’il profite de sa journée au maximum.

La deuxième descente a été un peu plus intense et, avant le dernier rapide, force 5, le guide a demandé qui voulait descendre et le faire à pied, sur la berge. Tout le raft s’est vidé, sauf le guide et moi! Il a fallu que le guide convainque les trois gars qu’il ne pouvait pas descendre juste avec deux personnes, et encore, je me suis ramassée seule devant le raft. On est tous restés à bord.

J’ai vraiment hâte à l’été prochain pour refaire l’expérience. J’ai adoré ma journée, même si je garde un goût amer envers le soi-disant esprit de groupe…

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Intimidation (très long message)

Amour/Amitié, Déboires universitaires, La vie la vie, Réflexions 9 commentaires »

C’est le sujet de l’heure sur la blogosphère en ce moment… Ça me fait plaisir. Pas de voir que tant de personnes ont vécu ce que j’ai vécu, mais de savoir que enfin, on en parle. Les agressions physiques ont toujours eu plus de presse que l’intimidation et les agressions psychologiques. C’est sûr qu’un œil au beurre noir, ça se voit plus qu’un bleu à l’âme, mais les conséquences sont souvent les mêmes.

Personnellement, ça m’a pris près de 10 ans, beaucoup de travail sur moi, une thérapie de groupe et beaucoup de persévérance pour retrouver mon estime et réussir à me convaincre, véritablement, que je valais plus que ce que la valeur que les autres voulaient bien me donner.

De mon côté, cela a commencé au primaire. J’étais gênée, obéissante, effacée, j’avais des notes dans la moyenne… mais ma mère était surveillante à l’école. Le système d’émulation faisait en sorte qu’on perdait des points, ce qui nous enlevait le droit de participer à l’activité récompense de l’étape. En cinq ans à cette école primaire, je n’ai perdu qu’un point, que j’ai vite « rattrapé ». Par contre, pour les autres enfants, il était évident que j’avais un traitement de faveur parce que ma mère faisait partie des personnes qui enlevaient des points. Le fait que je respectais les règles ne semblait pas être une raison suffisante pour expliquer que je n’avais aucun problème avec l’autorité. Et même si ma sœur, de son côté, pouvait rarement participer aux activités à cause de son comportement, ça n’empêchait personne de penser que j’avais un traitement de faveur. Déjà à l’époque, je me faisais traiter de tous les noms et je ne pouvais pas me plaindre, sinon ça aurait augmenté l’impression de favoritisme.

Au secondaire, je pensais bien avoir la paix, mais ce ne fut pas le cas. Tous mes collègues de classe du primaire étaient à la même école que moi. De plus, comme je venais d’une famille relativement pauvre, je n’étais pas habillée « comme il fallait ». Pour tout dire, j’ai eu mes premiers jeans à 14 ans et j’étais habillé en coton ouaté à la première journée d’école. Ça marque et ça vous suit le long du secondaire. Donc, les deux premières années ont été ponctuées de sobriquets constants. Pour fuir, je me réfugiais à la bibliothèque pendant les pauses et l’heure du dîner.

À partir du secondaire 3, ça s’est accentué. Une nouvelle est arrivée à l’école, JL. Pour devenir populaire, elle s’en est rapidement prise à moi. C’était bien vu de sortir de nouveau surnom pour moi. Un prof de math s’était même fait prendre au jeu, pensant que c’était un jeu anodin entre amis, et il avait sorti « Jessixcordesbois ». Bref, JL est rapidement devenue la leader des personnes qui me persécutaient. Je me faisais dire constamment que je puais, soit à voix haute ou par des papiers qu’on me passait pendant les cours. Papiers qui me demandaient si j’avais l’eau courante dans mon trou, si j’étais trop pauvre pour m’acheter du savon… À la longue, j’ai développé une peur de sentir mauvais. Je me lavais matin et soir et j’allais aux toilettes à chaque pause pour me mettre du déodorant.

Ensuite, on a commencé à mettre du papier collant, de la gomme, de la colle sur mon cadenas, à me vider des poubelles sur la tête, à essayer de prendre des photos de moi quand je me changeais au cours d’éducation physique… Si bien que, alors que je n’avais jamais menti, j’ai commencé à faire semblant d’être malade pour au moins éviter les cours d’éduc. Pendant les exposés oraux, les élèves faisaient en sorte de me déconcentrer : ils me faisaient des grimaces, des gestes obscènes ou, si le prof était à l’arrière de la classe, me lançaient des phrases juste pour me faire trébucher dans mes mots. J’ai souvenir d’un oral d’anglais de 10 minutes pendant lequel un gars en avant de la classe m’a dit « Tu trembles, tu trembles, tu trembles… » en boucle pendant toute la durée de mon exposé.

Pendant ce temps, ma mère était au courant de ce que je vivais à l’école et elle me disait de les ignorer, qu’ils allaient se tanner. C’est ce que j’essayais de faire, mais ça ne se calmait pas. Le coup final a été porté en secondaire 4. Le papier reçu dans mon cours de français disait, en plus des autres phrases habituelles sur ma grosseur et mon odeur corporel : « Ta maman t’a sûrement dit de nous ignorer… mais ça sert à rien, on ne se tannera pas ». Ça m’a démolie. Je ne voyais plus d’espoir.

Vers la fin de l’année, en secondaire 4, on a eu une remplaçante en français, pour le reste de l’année. Le cours de français (et d’éducation physique) était le cours qui rassemblait la majorité des élèves qui me persécutaient. Après deux semaines, elle a vu ce que les autres n’ont pas vu en 6 ans et elle a fait la pire chose qu’elle pouvait faire : elle a pris ma défense devant tout le groupe.

Est-ce que ça a aidé à ma situation? Pas du tout. Ça été pire pour le reste de l’année, mais ça m’a redonné confiance en la vie et en les adultes. Même si j’étais une bonne élève, j’étais à un cheveu d’abandonner l’école et je me suis accrochée à ça. L’année suivante, la leader de mes bourreaux a changé d’école et tout le monde m’a oublié.

Raconté comme ça, ça n’a pas l’air si pire. Mais vivre ça, 180 jours par année, pendant 6 ans, ça marque et ça te détruit. On sous-estime l’impact de la violence psychologique. C’est sûr qu’à force de se faire dire qu’on est stupide et de s’apercevoir que c’est un sentiment partagé par plusieurs personnes, on finit par le croire. J’ai commencé le cégep avec l’estime dans le sixième sous-sol. Une remarque négative me faisait pleurer. Je n’arrivais plus à me faire d’amis parce que je n’avais confiance en personne.

J’ai passé à travers mon cégep sans trop de problèmes, sans me faire remarquer, sans poser de questions… à essayer de me faire oublier.

En commençant mes études en enseignement, je me suis aperçue que mon passé me poursuivait encore. Lors de mon deuxième stage, j’ai été confronté à ce que j’avais vécu. Entre les élèves oui, mais de la part des élèves aussi. Je sais qu’ils me testaient, mais ça m’a surtout cassée. Je n’étais pas assez forte, pas encore assez forte pour affronter cela. Pour pouvoir enseigner, il faut avoir confiance en ses capacités, en ses forces, et foncer. Je n’étais pas capable de faire ça. Enseigner me confrontait à mes faiblesses.

Je suis donc allée voir un orienteur qui m’a permis de trouver ce qui correspondait à ma personnalité et à ce que j’aimais. Mais, il a fait plus que ça, il m’a dit qu’il n’avait jamais vu quelqu’un avec autant de talents pour se diminuer et que je devrais consulter, sinon je ne serais jamais heureuse, peu importe ma profession. C’est ce que j’ai fait. Je me suis inscrite à un groupe qui travaillait sur l’estime de soi. J’ai pleuré comme je n’ai jamais pleuré dans ma vie, mais j’ai réussi à établir des bases pour me reconstruire.

Cela a pris du temps, beaucoup de temps. J’ai parfois encore des « rechutes », mais je suis heureuse. J’ai pris ma place. Bien sûr, à cause de ça, j’ai perdu la quasi-totalité de mes amis, qui me connaissaient comme une personne qui ne dit jamais un mot plus haut que l’autre. Maintenant, je m’affirme et je sais que les amis que j’ai présentement m’acceptent comme je suis.

Cet été, j’ai laissé entrer M. X dans ma vie. Est-ce que j’ai eu peur? Oui. J’ai encore peur parfois. Faire confiance à ce point à une personne, je croyais que je ne serais jamais capable… mais oui, je le suis, et ça me remplit de joie chaque jour.

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Vie de spa

La vie la vie 2 commentaires »

Cette semaine, j’ai enfin profité du prix que j’avais gagné au Cercle. Je ne dirai pas à quel spa je suis allée, parce que les « doléances » que j’ai à son propos sont tellement personnelles et une question de goût, que je m’en voudrais de les associer à un établissement.

Jour 1
Environ 4h-4h30 de route à faire pour me rendre au spa. Comme j’ai l’intention de rester à Montréal en revenant le vendredi, j’ai toutes mes affaires dans la voiture. Puisqu’on passe par Montréal, on décide d’y laisser mes bagages. Ça m’évite ainsi de devoir trimballer mon ordi à la vue de tous.

Ensuite, direction spa! On est attendue vers 16h, mais on arrive finalement à 14h30, on s’enregistre et on monte à la chambre. Première déception : la chambre est toute petite et les stationnements et le quai de débarquement de la nourriture. Ce n’est pas si mal, c’est douillet quand même, et je ne m’attendais pas à ce qu’on donne la plus belle chambre à des gens qui viennent gratuitement.

Premier soin spa à 16h45; j’ai un facial. C’est la première fois de ma vie que je reçois un tel soin… et qu’on me met autant de crème. Sérieusement, je crois que j’ai eu plus de crème sur le visage que j’en ai mis sur tout mon corps depuis les cinq dernières années. C’est très agréable, surtout la boue volcanique qui fait des bulles dans le dos pendant toute la durée du soin.

18h30, souper. On ne sait pas trop comment s’habiller… ça semble être très chic. Finalement, on est correct, bien des gens sont en jeans et en t-shirt. Au menu, beaucoup de plats auxquels je suis allergique (tout ce qui contient des fruits de mer). Finalement, ça réduit le choix à trois plats, qui seront au menu le lendemain également. J’essaie donc le potage d’asperge, la cuisse de canard confit et tarte au chocolat et noisettes (dé-li-ci-eu-se). Sans compter les petites surprises entre chaque plat. Je voulais absolument en profiter pour essayer des plats nouveaux, que je ne me ferais pas à la maison.

Fin de soirée : saucette dans le spa extérieur avec vu sur les chutes. Le trajet entre l’intérieur et le spa est froid, mais l’entrée dans l’eau est merveilleuse.

Nuit : infernale! Le lit est un sable mouvant. Je suis habituée de dormir sur un lit très ferme. Lors de mon stage à Québec, j’avais des lits très mous, mais je m’étais habituée. Pas dans ce cas-là. Chaque mouvement doit être planifié, car il faut se surélever avec les bras pour pouvoir bouger. Après 4h30 à chercher le sommeil, je prends une couverture, un oreiller, et je me couche à même le plancher. Je m’endors comme une bûche très rapidement.

Jour 2
Petit déjeuner continental, somme toute, très bon. Je suis un peu courbaturée de ma nuit sur le plancher, mais je suis tout de même en forme.

10h45; deuxième soin. Cette fois-ci, j’ai droit à un massage suédois. Ce fut tellement douloureux et apaisant à la fois. J’en suis sortie avec des courbatures, comme si j’étais allée m’entraîner, mais ça s’est rapidement apaisé.

En après-midi, on décide de profiter des passes gratuites que j’ai pour le Musée de la civilisation. On vient à peine de stationner, que l’alarme d’incendie se déclenche. Tout l’édifice doit être évacué. Pendant une heure, on fait le pied de grue de l’autre côté de la rue, alors que les employés nous distribuent des petites couvertures d’aluminium. Finalement, tout rentre dans l’ordre. C’était une fausse alerte à la bombe. On visite alors le musée. J’adore les musées de la civilisation, les thèmes sont tellement variés!

Retour à l’auberge juste à temps pour le souper. J’essaie le fromage de chèvre frit (je ne suis pas convaincue d’aimer ça), le jarret de bison (bon, mais avec un goût particulier) et je retourne à une valeur sûre, la tarte au chocolat et noisettes. Je me couche tôt. Je me fais un lit par terre avec les coussins des deux fauteuils de la chambre, je mets le couvre-lit par-dessus et je m’endors presque immédiatement. J’ai vraiment bien dormi.

Jour 3
Petit déjeuner continental encore, et retour à Montréal. Installation, épicerie, souper entre amis, soirée à jouer à des jeux de société. Je sens que je vais aimer mon été ici moi!

Pour le moment, je vais aller lire un peu. De la lecture non obligatoire! Une première depuis au moins 5 mois. J’ai fait une razzia à la BAnQ!

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À bas le vendredi

La vie la vie 3 commentaires »

Je ne sais pas ce que j’ai aujourd’hui, mais je me sens tellement toute seule. Même avec des gens, je me sens sur une autre planète. J’ai besoin de vraies relations avec les gens, pas de trucs superficiels… Je suis en questionnement ces temps-ci, je fais du ménage dans mon entourage et j’en paie le prix. Il y a des gens à qui je parlais depuis plus de cinq ans et qui, tout d’un coup, me mette mal à l’aise, comme si je m’étais soudainement ouvert les yeux pour les voir tels qu’ils sont vraiment : des personnes tellement loin de moi, mais pas dans la catégorie de ceux dont on dit que les contraires s’attirent. Pourtant, je me sens coupable de vouloir être bien et de vouloir être avec des gens qui me respectent… et n’essaient pas de me manipuler. De plus, je dois trouver le courage de mettre fin à un projet qui a eu tellement d’importance dans ma vie pendant plusieurs années, mais qui m’a aussi apporté son lot de blessures.

Je me mets à regretter des amitiés, enfin, surtout une amitié, qui s’est mal terminée et qui m’apportait pourtant tellement. Le désir de renouer est là, mais la peur de la réception que j’aurais est trop forte. Mais plus j’y pense, plus je crois que je vais m’y risquer, sinon je le regretterai.

La fin de semaine va être longue… Seule avec moi-même, à trop penser… Pour tout dire, tout à l’heure, je vais aller acheter mon billet pour aller voir L’Iliade au théâtre et, pour la première fois, je regrette de n’avoir personne avec qui partager mes goûts et mes intérêts…

Je suis en peine d’amitiés…

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Bilan de l’année

La vie la vie 3 commentaires »

Dernière journée de l’année, c’est le temps de faire le bilan. Je crois que, pour la première fois, le bilan sera on ne peut plus positif. C’est un peu plus facile quand on n’avait pas pris de résolution parce qu’on était blasée, mais restons dans le positivisme! ;)

  • Quelques dizaines de livres de perdues! Alors là, c’est mon préféré! :) Avec la découverte du pourquoi du comment je n’arrivais pas à perdre de poids malgré les efforts que je faisais, et le traitement efficace, ça a enfin débloqué après tant d’années… Bon, je stagne depuis 6 mois, mais je n’ai rien repris, c’est déjà ça!
  • Boum de confiance en soi, là aussi il était temps. Après des années de « déchéance », si on peut dire. J’ai pris les moyens que je devais prendre, même si pour ça, j’ai dû marcher sur mon orgueil, consulter en quelque sorte, mais ça fait tellement du bien que ça en valait la peine. Il y a encore du chemin à faire, mais le pire est derrière je crois, du moins, je croise les doigts.
  • Je tripe dans mon domaine, tout m’intéresse et j’ai l’impression que je pourrais tout faire. J’adorais également l’enseignement, mais il y avait toujours la petite voix en arrière-plan que j’essayais de faire taire… Là, j’ai l’impression de pouvoir me lancer à fond, les yeux fermés, ou presque, et de pouvoir vivre complètement. Tout m’intéresse, je n’aurai pas assez des deux années qu’il me reste pour faire tous les cours optionnels mis à ma disposition. L’avenir incertain me fait peur, mais je sens que je vais pouvoir l’affronter.
  • Découle de cet aspect, une intégration plus que réussie dans mon groupe. C’est la première fois de ma vie scolaire que je me sens comme faisant partie de la « gang ». Bien sûr, il y a toujours le langage extraterrestre qui me laisse parfois un peu pantoise, mais maintenant, tout le monde me salue au même titre que les autres, je suis invitée aux partys et ils ont l’air réellement déçu lorsque je n’y vais pas. Je ne pensais jamais vivre ça un jour.
  • J’ai aussi lâché prise sur mon désir de vouloir sauver les autres. Je ne suis pas une sauveuse, je ne peux pas être là pour les autres tout le temps et je ne suis pas responsable de tout ce qui leur arrive. J’ai cessé d’être désolée pour tout, surtout quand je n’étais pas responsable. Être désolée de ne pas avoir été là alors que l’autre aurait voulu que j’y sois et que rien n’était prévu? Non, plus maintenant!
  • J’ai fait le ménage de mes « amis » aussi. Je n’ai pas eu à faire grand-chose, je me suis aperçue que j’étais responsable de ce qui arrivait et j’ai cessé de tout faire pour leur plaire. Maintenant, on me prend comme je suis, je ne modifierai plus mes gouts, mes avis pour plaire… Certains n’ont pas apprécié la « nouvelle » moi, qui était en fait la « vraie » moi… Ils ont eu l’impression d’être dupés, ce qui est vrai en quelque sorte, mais la personne à laquelle je mentais le plus, c’était moi…

Le résultat de tout ça? Je suis plus ouverte sur les autres maintenant. Donc, ma nouvelle non-résolution (puisque lorsque je ne prends pas de résolutions, on dirait que c’est positif pour moi ;) est de continuer sur la même voie. Et j’ajouterais, d’économiser, puisque j’aurai peut-être, enfin!, l’occasion de le faire grâce aux stages.

Heureuse et bonne année à vous tous!

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OHÉ! Je n’ai pas 12 ans!

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Je ne sais pas si c’est parce qu’elles ne me voient pas souvent en personne, mais j’en ai assez de leurs tendances à m’infantiliser tout le temps. Non, si je m’éloigne un peu pour reprendre mes esprits et avoir les idées plus claires, ce n’est pas parce que je boude! Non, si je travaille, ce n’est pas seulement pour gagner des sous et m’acheter des choses! À l’âge que j’ai, j’ai des obligations financières, c’est sûr, mais je travaille surtout parce que c’est un besoin, un besoin d’être utile à la société, de m’accomplir, de ne pas être inactive, d’être en vie, tout simplement!

J’ai déjà une mère, alors ça ne m’intéresse pas d’en avoir deux-trois-quatre de plus! C’est des amies que je croyais avoir! Si c’est rendu que je dois rendre plus de comptes mes amies qu’à ma propre mère, je crois qu’il y a un problème quelque part.

À moins que je sois une immature à temps partiel! À développer…

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