Drug preguntas

La suppléante – Anne Bonhomme

Chronique culturelle 5 commentaires »

lasuppleanteMathilde, abandonnée par son amoureux, perd sa place dans le groupe rock dont elle faisait partie avec lui. Heureusement, une école a besoin de ses services pour remplacer la prof de musique. Convaincue que ce changement de cap l’aidera à oublier son chagrin, Mathilde saute sur l’occasion. Elle met donc toute son énergie à survivre dans cette jungle pédagogique où évoluent des personnages saugrenus aux habitudes particulières. Si elle les observe généralement avec humour, elle ne peut s’empêcher de grincer des dents chaque fois que le directeur lui annonce une nouvelle fonction en lui disant « Ça fait partie de ta tâche », ou lorsqu’elle entend une enseignante tutoyer au pluriel : « Les amis, tu vas aller à ton cours de musique… »

Pendant que Mathilde s’adapte à son nouveau travail et tente d’oublier ses frustrations, le destin lui met sous le nez la trahison dont elle est victime : son ancien groupe va lancer un album avec la musique qu’elle a composée! Révoltée, elle concocte avec sa meilleure amie un plan machiavélique : sa vengeance sera terrible! Mais si Mathilde retrouve une certaine assurance face à ces plagiaires, elle en manque totalement devant Paul, le séduisant – et marié – père d’un de ses élèves. Un amour impossible, est-ce vraiment ce qu’il lui faut?

Il est évident que l’auteure a eu des contacts avec le milieu scolaire. Son livre est intéressant, même si l’intrigue, si on peut appeler ça comme ça, est plutôt mince. Je sais bien que pour rendre le tout plus humoristique, on a mis plusieurs problèmes qui arrivent dans une seule école. On peut comme le téléroman Virginie, où tout arrive dans la même école secondaire. Par contre, si cela avait été un peu plus dilué, on y aurait cru un peu plus. Je sais bien que toutes ces situations peuvent arriver, mais quand même pas simultanément. Un livre qui m’a tout de même, bizarrement, redonné le goût de l’enseignement. Un jour, peut-être…

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Intimidation (très long message)

Amour/Amitié, Déboires universitaires, La vie la vie, Réflexions 9 commentaires »

C’est le sujet de l’heure sur la blogosphère en ce moment… Ça me fait plaisir. Pas de voir que tant de personnes ont vécu ce que j’ai vécu, mais de savoir que enfin, on en parle. Les agressions physiques ont toujours eu plus de presse que l’intimidation et les agressions psychologiques. C’est sûr qu’un œil au beurre noir, ça se voit plus qu’un bleu à l’âme, mais les conséquences sont souvent les mêmes.

Personnellement, ça m’a pris près de 10 ans, beaucoup de travail sur moi, une thérapie de groupe et beaucoup de persévérance pour retrouver mon estime et réussir à me convaincre, véritablement, que je valais plus que ce que la valeur que les autres voulaient bien me donner.

De mon côté, cela a commencé au primaire. J’étais gênée, obéissante, effacée, j’avais des notes dans la moyenne… mais ma mère était surveillante à l’école. Le système d’émulation faisait en sorte qu’on perdait des points, ce qui nous enlevait le droit de participer à l’activité récompense de l’étape. En cinq ans à cette école primaire, je n’ai perdu qu’un point, que j’ai vite « rattrapé ». Par contre, pour les autres enfants, il était évident que j’avais un traitement de faveur parce que ma mère faisait partie des personnes qui enlevaient des points. Le fait que je respectais les règles ne semblait pas être une raison suffisante pour expliquer que je n’avais aucun problème avec l’autorité. Et même si ma sœur, de son côté, pouvait rarement participer aux activités à cause de son comportement, ça n’empêchait personne de penser que j’avais un traitement de faveur. Déjà à l’époque, je me faisais traiter de tous les noms et je ne pouvais pas me plaindre, sinon ça aurait augmenté l’impression de favoritisme.

Au secondaire, je pensais bien avoir la paix, mais ce ne fut pas le cas. Tous mes collègues de classe du primaire étaient à la même école que moi. De plus, comme je venais d’une famille relativement pauvre, je n’étais pas habillée « comme il fallait ». Pour tout dire, j’ai eu mes premiers jeans à 14 ans et j’étais habillé en coton ouaté à la première journée d’école. Ça marque et ça vous suit le long du secondaire. Donc, les deux premières années ont été ponctuées de sobriquets constants. Pour fuir, je me réfugiais à la bibliothèque pendant les pauses et l’heure du dîner.

À partir du secondaire 3, ça s’est accentué. Une nouvelle est arrivée à l’école, JL. Pour devenir populaire, elle s’en est rapidement prise à moi. C’était bien vu de sortir de nouveau surnom pour moi. Un prof de math s’était même fait prendre au jeu, pensant que c’était un jeu anodin entre amis, et il avait sorti « Jessixcordesbois ». Bref, JL est rapidement devenue la leader des personnes qui me persécutaient. Je me faisais dire constamment que je puais, soit à voix haute ou par des papiers qu’on me passait pendant les cours. Papiers qui me demandaient si j’avais l’eau courante dans mon trou, si j’étais trop pauvre pour m’acheter du savon… À la longue, j’ai développé une peur de sentir mauvais. Je me lavais matin et soir et j’allais aux toilettes à chaque pause pour me mettre du déodorant.

Ensuite, on a commencé à mettre du papier collant, de la gomme, de la colle sur mon cadenas, à me vider des poubelles sur la tête, à essayer de prendre des photos de moi quand je me changeais au cours d’éducation physique… Si bien que, alors que je n’avais jamais menti, j’ai commencé à faire semblant d’être malade pour au moins éviter les cours d’éduc. Pendant les exposés oraux, les élèves faisaient en sorte de me déconcentrer : ils me faisaient des grimaces, des gestes obscènes ou, si le prof était à l’arrière de la classe, me lançaient des phrases juste pour me faire trébucher dans mes mots. J’ai souvenir d’un oral d’anglais de 10 minutes pendant lequel un gars en avant de la classe m’a dit « Tu trembles, tu trembles, tu trembles… » en boucle pendant toute la durée de mon exposé.

Pendant ce temps, ma mère était au courant de ce que je vivais à l’école et elle me disait de les ignorer, qu’ils allaient se tanner. C’est ce que j’essayais de faire, mais ça ne se calmait pas. Le coup final a été porté en secondaire 4. Le papier reçu dans mon cours de français disait, en plus des autres phrases habituelles sur ma grosseur et mon odeur corporel : « Ta maman t’a sûrement dit de nous ignorer… mais ça sert à rien, on ne se tannera pas ». Ça m’a démolie. Je ne voyais plus d’espoir.

Vers la fin de l’année, en secondaire 4, on a eu une remplaçante en français, pour le reste de l’année. Le cours de français (et d’éducation physique) était le cours qui rassemblait la majorité des élèves qui me persécutaient. Après deux semaines, elle a vu ce que les autres n’ont pas vu en 6 ans et elle a fait la pire chose qu’elle pouvait faire : elle a pris ma défense devant tout le groupe.

Est-ce que ça a aidé à ma situation? Pas du tout. Ça été pire pour le reste de l’année, mais ça m’a redonné confiance en la vie et en les adultes. Même si j’étais une bonne élève, j’étais à un cheveu d’abandonner l’école et je me suis accrochée à ça. L’année suivante, la leader de mes bourreaux a changé d’école et tout le monde m’a oublié.

Raconté comme ça, ça n’a pas l’air si pire. Mais vivre ça, 180 jours par année, pendant 6 ans, ça marque et ça te détruit. On sous-estime l’impact de la violence psychologique. C’est sûr qu’à force de se faire dire qu’on est stupide et de s’apercevoir que c’est un sentiment partagé par plusieurs personnes, on finit par le croire. J’ai commencé le cégep avec l’estime dans le sixième sous-sol. Une remarque négative me faisait pleurer. Je n’arrivais plus à me faire d’amis parce que je n’avais confiance en personne.

J’ai passé à travers mon cégep sans trop de problèmes, sans me faire remarquer, sans poser de questions… à essayer de me faire oublier.

En commençant mes études en enseignement, je me suis aperçue que mon passé me poursuivait encore. Lors de mon deuxième stage, j’ai été confronté à ce que j’avais vécu. Entre les élèves oui, mais de la part des élèves aussi. Je sais qu’ils me testaient, mais ça m’a surtout cassée. Je n’étais pas assez forte, pas encore assez forte pour affronter cela. Pour pouvoir enseigner, il faut avoir confiance en ses capacités, en ses forces, et foncer. Je n’étais pas capable de faire ça. Enseigner me confrontait à mes faiblesses.

Je suis donc allée voir un orienteur qui m’a permis de trouver ce qui correspondait à ma personnalité et à ce que j’aimais. Mais, il a fait plus que ça, il m’a dit qu’il n’avait jamais vu quelqu’un avec autant de talents pour se diminuer et que je devrais consulter, sinon je ne serais jamais heureuse, peu importe ma profession. C’est ce que j’ai fait. Je me suis inscrite à un groupe qui travaillait sur l’estime de soi. J’ai pleuré comme je n’ai jamais pleuré dans ma vie, mais j’ai réussi à établir des bases pour me reconstruire.

Cela a pris du temps, beaucoup de temps. J’ai parfois encore des « rechutes », mais je suis heureuse. J’ai pris ma place. Bien sûr, à cause de ça, j’ai perdu la quasi-totalité de mes amis, qui me connaissaient comme une personne qui ne dit jamais un mot plus haut que l’autre. Maintenant, je m’affirme et je sais que les amis que j’ai présentement m’acceptent comme je suis.

Cet été, j’ai laissé entrer M. X dans ma vie. Est-ce que j’ai eu peur? Oui. J’ai encore peur parfois. Faire confiance à ce point à une personne, je croyais que je ne serais jamais capable… mais oui, je le suis, et ça me remplit de joie chaque jour.

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De retour

Déboires universitaires, La vie la vie, Sur la route Commentaires fermés
Ça me manquait de venir écrire ici… Je ne sais pas pourquoi… on dirait que ça me libère d’écrire sous ce format, en sachant que je vais être lu… Bref… je reviens… je ne sais pas pour combien de temps ni à quelle fréquence… mais je reviens…
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Je ne suis pas venue depuis 3 mois… il s’en est passé des choses en trois mois, plus que je ne l’aurais souhaité parfois. Au plan personnel… je crois avoir évolué… même si certaines personnes de mon entourage ne le croient pas… moi je le sais… je le sens… et les personnes qui me connaissent vraiment, je crois s’en sont rendu compte aussi. J’ai un peu plus confiance en moi et j’ose enfin dire ce que je pense la plupart du temps… Pas toujours bien sûr, on ne change pas ça du jour au lendemain, ça demande un minimum de temps et je suis un grand chantier de construction… Beaucoup de choses à changer, à améliorer, je travaille beaucoup sur moi, même si les changements sont parfois subtiles.
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Autre changement majeur… j’ai abandonné mon Bac en enseignement. Je n’étais pas heureuse du tout. J’adore enseigner, mais prendre un groupe en charge, faire de la discipline… c’est pas pour moi… Je passais mes stages à attendre d’avoir fini la partie plus «magistral» pour enfin faire de l’enseignement individualisé avec les élèves… J’allais aux stages à reculons. C’est sûr que le milieu de stage ne m’a pas réellement aidée mais même si j’avais eu un milieu plus facile et un enseignante-associée plus «associée», ça n’aurait rien changé au fait qu’une grande partie de la job, c’est de faire de l’encadrement et de la discipline, et je n’aime pas ça. J’ai passé un moment plutôt difficile alors il y a un mois… S’apercevoir que ce dont on avait rêvé pendant 15 ans n’est pas ce qu’il nous faut dans la vie… ça fait mal… c’est comme prendre un brique en plein visage… Mais je me suis relevée assez rapidement… c’était la première décision que je prenais seulement pour moi… sans penser à ce que les autres allaient penser. Je me suis aperçu que si je continuais, c’est qu’on m’avait tellement dit que je n’étais pas faite pour ça que je voulais prouver le contraire à mon entourage. Le déclic a eu lieu la semaine avant que j’annonce à tlm que j’abandonnais… J’allais chercher J. pour aller au stage et je n’avais pas du tout envie d’y aller… Sur le coup… je me suis dit que si je rentrais dans un poteau ou dans un fosset… ça me donnerait une bonne raison pour pas aller en stage… je voulais pas me faire mal… juste ne pas y aller… Si je ne l’ai pas fait ce matin là… ce n’est pas parce que je me suis aperçu que c’était stupide… mais parce que je savais que, de toute façon, il faudrait que je la reprenne cette journée de stage… C’est là que j’ai vu que ça n’avait pas de sens… que je ne pouvais pas continuer comme ça… que je ne finirais pas l’année… Je me sens bien là.. je travaille à temps plein, j’aime généralement ce que je fais… J’ai maintenant le temps de vivre… de profiter de mes soirs et de mes fins de semaines… ce que je n’avais pas fait depuis au moins 6 ans… Je commençais à être épuisée… Mon projet d’aller en France tient toujours. D’ailleurs, j’ai maintenant mon passeport et mes billets d’avion sont achetés. Je pars le 1er mai… J’ai tellement hâte… hâte de voir un autre pays… mais surtout, hâte de voir N., E. et N.!!!! Surtout N. Ma grande soeur virtuelle! J’ai tellement hâte… mais j’ai tellement peur aussi… qu’elle soit déçue de moi… qu’elle regrette… je ne sais pas… On verra bien… mais avant ça… faut que je prenne l’avion… et ça… c’est quelque chose à laquelle je ne veux pas penser :S Bon, je crois que je vais arrêter là pour aujourd’hui… j’aurais encore plein de choses à raconter… mais je vais pas vous endormir pour mon retour ;) Vous m’avez manqué!
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Finalement…

Déboires universitaires Commentaires fermés
Ça s’est passé… moyen je dirais. Pas aussi pire que je ne l’avais imaginé… mais ça aurait pu être mieux aussi… Dans l’ensemble, ça s’est bien passé. Mettons que de 1h45, je suis passé à 1h00 pour faire mon activité. Que je me suis cassé la tête pendant des heures pour trouver une activité supplémentaire intéressante et que j’ai même pas eu le temps de faire mon activité principale comme je le souhaitais… Mettons que pas de surprise, coté discipline, j’ai encore du chemin à faire… mais je me sentais pas à l’aise d’intervenir alors que l’enseignante était dans la classe… Elle a donné des bons commentaires en général… la semaine prochaine, on doit préparer un cours de sciences humaines et un cours de français… Mais là, je crois que ça va être moins stressant… Demain, c’est la rencontre des parents, ça me stress pas trop… petite présentation rapide et on se cache au fond de la classe ;) Encore merci à toutes celles qui m’ont soutenues ce week end.
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Chute de confiance

Déboires universitaires, La vie la vie Commentaires fermés
Pourquoi je peux pas avoir confiance en moi comme tout le monde! Hier encore, j’étais persuadée que mon activité était correct, intéressante et peut-être même, à la limite, amusante… Je me lève ce matin… je doute de tout, je sais plus si ce que j’ai préparé est correct, si je vais être capable de l’amener comme je veux… Et si les enfants n’embarquent pas du tout? Je fais quoi! Et si en fait toute mon activité est nulle! J’espère que c’est juste l’effet de la première fois… si c’est comme ça à chaque fois, va falloir que je me rende à l’évidence… je suis pas faite pour l’enseignement… et ça aura été 12 ans de rêve inutile qui tombera à l’eau…
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Doute, toujours le doute

Déboires universitaires Commentaires fermés
C’est à se demander si je devrais pas tout simplement abandonner… Je doute encore… est-ce que je suis fait pour être enseignante? Des fois je crois que oui, et des fois je crois que non… Des fois je me demande si ce n’est pas juste parce que j’ai toujours voulu faire ça et que peut-être je me voile la figure…
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Je suis incompétente

Déboires universitaires Commentaires fermés
C’est vraiment comme ça que je me suis sentie en stage aujourd’hui. La RAD qui vient m’observer et intervenir pendant mes interventions en m’interrompant. La plainte d’un parent comme quoi les devoirs sont bien faits mais que son enfant manque d’encadrement. Donc, c’est ma faute s’il a fait une crise de nerf jeudi, qu’il a lancé son cartable et qu’il aurait lancé sa chaise si je ne l’avais pas empêché. Pourtant, il a fait une crise justement parce que j’ai mis mes limites… c’est dont bien compliqué. Je sais que je ne suis pas parfaite, j’apprends et j’apprendrai toujours, mais quand même, je dois pas être si pire. D’un autre coté, si 2 parents sur 4 se sont plaint, j’ai probablement un problème. En plus, la prof de mes élèves dit que je les laisse copier. C’est arrivé une fois et c’est parce que j’avais essayé de les faire travailler en équipe. Ce que je trouve plate, c’est que je pensais qu’elle me soutenait, enfin, je crois qu’elle peut réellement me donner des commentaires négatifs, mais j’aurais préféré qu’elle me le dise elle-même plutôt que de le faire dire par quelqu’un d’autre. C’est comme la mère qui me disait jeudi que c’était normal, qu’il faisait des crises comme ça chez eux aussi pour ensuite venir se plaindre le lendemain… Je me laisserai pas décourager, je me laisserai pas décourager, je me laisserai pas décourager…
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