Drug preguntas

Les tribulations d’une caissière – Anna Sam

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Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.

J’ai été caissière dans une grande surface – celle avec le bonhomme sourire jaune, pour ne pas la nommer – pendant deux longs mois. Malgré tout, je me suis reconnue dans plusieurs des situations qu’Anna a vécues dans son supermarché. Par contre, à la lecture de ce livre, j’ai eu l’impression que les conditions de travail des « hôtesses de caisse » de France étaient beaucoup plus difficiles qu’ici. Ce livre fait sourire, mais souvent jaune, parce qu’on a du mal à croire que des gens soient aussi irrespectueux.  Mais pourtant…

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Les romans n’intéressent pas les voleurs – Alain Rémond

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Son métier, aux éditions Hurtebise, c’est de « mettre en forme » les romans des autres. Essentiellement, en l’occurrence, les innommables salades de Bannister, le best-seller maison. Qui produit à la chaîne des romans vaguement politiques, vaguement policiers, vaguement sentimentaux et totalement nuls. C’est à lui, Jérôme, de leur donner du ton, du style, de les faire tenir debout.

Mais sa vraie passion, à Jérôme, c’est Santenac. L’auteur génial et météorique de trois livres, au début des années 1960, racontant des histoires de famille. Trois livres et puis plus rien : Santenac, soudain, a disparu, plus personne ne l’a jamais revu.

Avec Jean-Paul, son ami d’enfance devenu journaliste, Jérôme n’a qu’une idée en tête : retrouver Santenac. Et lire les livres qu’il a forcément écrits, au fin fond de sa retraite. Justement, ce matin-là, alors qu’il vient de prendre livraison du nouveau manuscrit de ce crétin de Bannister, Jérôme reçoit un coup de téléphone de Jean-Paul : il a retrouvé Santenac, il sait où il se cache. Ils vont tout de suite partir, quelque part dans un coin perdu de l’Aveyron, pour enfin réaliser leur rêve. Santenac, pour l’un et l’autre, est beaucoup plus qu’un simple écrivain. Ses livres sont une question de vie ou de mort. Surtout pour Jérôme, qui y trouve ce qu’il n’a jamais eu : une famille. Car les livres, c’est la vie. Et lire, c’est vivre. Mais le rideau va se déchirer. Santenac n’est peut-être pas à la hauteur du rêve. À la hauteur de la passion des livres…

Encore un livre que j’ai choisi seulement pour le titre, sans lire la quatrième de couverture. J’aurais sans doute lu ce livre tout de même, puisque le résumé est intéressant. Par contre, j’ai trouvé que l’histoire avait du mal à lever. Aussi, bien avant la fin, j’ai tout compris, tout découvert, et le plaisir de lire ce livre a ainsi diminué. Je trouve ça dommage, c’était prémisse à une belle histoire.

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Le magasin des suicides – Jean Teulé

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Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…

Ce livre est sur ma liste depuis longtemps, parce que le titre m’avait intriguée. Pourtant, j’étais persuadée que ce titre était une sorte de métaphore. J’ai donc été assez surprise quand je me suis aperçue que c’était réellement un magasin pour aider les gens à se tuer. Au début, j’avais un malaise, ce n’est quand même pas une situation joyeuse et je ne suis pas habituée à l’humour noir. Mais au fil des pages, je me suis attachée aux personnages, et particulièrement à Alan, le mouton noir – ou plutôt rose dans ce cas-ci – de la famille. Après une période d’adaptation, j’ai suivi avec intérêt les tribulations de cette drôle de famille qui fait du malheur son gagne-pain. C’est un livre que tous ne vont pas aimer, mais qui m’a fait découvrir un auteur intéressant.

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Monstres; Gorgone – JM Bonnel

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Théodora est une jeune fille à qui la vie sourit depuis sa naissance. Dotée d’une intelligence et d’une malice sans bornes, Théo est d’une beauté simple et envoûtante. Ses grands yeux verts et sa longue chevelure d’or attirent souvent la convoitise.

La vie de Théo bascule lorsque la déesse de l’amour, Aphrodite, se laisse convaincre que la jeune fille la surpasse en grâce et en beauté. Folle de rage, Aphrodite change Théo en « gorgone » : la longue chevelure dorée de la jeune fille fait place à de terribles serpents, et son regard d’émeraude autrefois si doux a désormais le pouvoir de figer à jamais les gens en statue de pierre…

Pourchassée, malmenée par les habitants de son propre village, Théodora n’aura d’autre choix que de vivre comme une recluse. Elle préparera alors sa vengeance et Aphrodite sera piégée par la jeune gorgone…

Deux mille ans plus tard, un jeune Chaman nommé Solan vient demander l’aide de la gorgone. Privés de la déesse Aphrodite, les Hommes ne connaissent plus l’amour, et le peu d’humanité qui leur reste est en voie de disparition. Théodora devra donc faire un choix : suivre Solan dans sa quête ou se détourner du sort des Hommes, ceux-là mêmes qui ne voient en elle qu’une seule chose : un monstre.

Quand j’ai lu le résumé de ce livre, j’avais de grandes attentes. La mythologie est quelque chose qui m’a toujours intéressée et je trouvais que l’idée de base de ce roman – et éventuellement de ses suites – était très intéressante. Heureusement, je n’ai pas été déçue. Bien que le saut dans le futur se soit fait un peu trop rapidement à mon goût, j’ai tout de suite été captivée par l’histoire de Théodora, la fille-serpent, la gorgone du titre. Même si j’ai trouvé que la fin était quelque peu précipitée, c’était tout de même un dénouement logique en mon sens. J’ai particulièrement aimé Aristote, le rat grignoteur de livres, au figuré!

Je me mets tout de suite à la recherche de la suite!

Merci à l’opération Masse Critique de Babelio et aux Éditeurs Réunis de m’avoir permis de découvrir ce livre dont je n’avais jamais entendu parler. Une très belle découverte!

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Autobiographie d’une Courgette – Gilles Paris

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Ainsi commence l’histoire de Courgette, un petit garçon de neuf ans, qui à défaut de tuer le ciel, tue accidentellement sa mère. Placé dans une maison d’accueil, il découvre l’amitié et les prémices des amours enfantines. Entre fous rires et larmes, naïveté et émotion, l’apprentissage d’une vie…

Celui-là, il n’a jamais été sur ma liste. En fait, comme ça m’arrive souvent, je l’ai trouvé dans les rayons de la bibliothèque alors que je cherchais la cote d’un autre livre. Le titre m’a tout de suite attirée et, sans lire la quatrième de couverture, je l’ai ajouté à mon panier. Je n’ai pas été déçue ! Icare, alias Courgette, est un petit garçon très attachant pour qui la vie n’est pas facile depuis que son père est parti faire le tour du monde avec une poule et des souliers brillants. On entre facilement dans son histoire et dans son univers, alors qu’il nous raconte avec ses mots son quotidien aux Fontaines (sa maison d’accueil) et les beaux yeux de Camille. Une très belle histoire remplie d’émotions.

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Merveilleusement givrée – Audrey Parily

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« Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. » N’est-ce pas le plus grand mensonge de toute l’humanité? À moins que ce ne soit moi qui aie manqué l’appel lorsque les fées distribuaient sans compter le bonheur conjugal! Hum. Quelqu’un aurait-il pensé à organiser des sessions de rattrapage par hasard?

Tout était pourtant très bien parti. J’avais un amoureux tendre et passionné. Des amis fidèles. Un premier roman en librairie. Une mère satisfaite des choix de sa fille (OK, seulement à moitié, mais bon) quand. Bang! Je suis tombée de mon lit et je me suis réveillée! Apparemment, je n’étais pas faite pour le costume de la Belle au bois dormant. J’ai donc quitté mon conte de fées et j’ai sauté à pieds joints dans la réalité. Résultat : c’est le chaos.

Maxim travaille seize heures par jour et c’est à peine si nous nous voyons. Ophélie, ma demi-soeur, s’est installée chez nous, la tête remplie de projets farfelus, propres à nous conduire au désastre. Et croyez-moi, le désastre n’a pas loupé le rendez-vous! Donnez-moi une aspirine.

Heureusement, mon roman se vend comme des petits pains et s’apprête même à voir le jour de l’autre côté de l’Atlantique. (Yeah! Insérez ici une danse de la victoire.) Un séjour en France s’imposerait-il?

J’ai lu la suite aussi rapidement que le premier, et avec autant de plaisir. Même si les parallèles avec l’auteure ont été aussi fréquents dans ma tête – sinon plus puisque Isa lance un livre – ils m’ont moins dérangée dans ma lecture. L’intrigue de la fin est plus forte que dans le premier, ce qui me m’obligera – oh, quelle affreuse obligation – de lire la fin de cette trilogie. J’ai trouvé l’histoire un peu plus fournie, surtout avec la publication du livre, bien que j’aie trouvé par moment qu’Isa tombait beaucoup trop facilement dans l’apitoiement. D’ailleurs, la petite voix… Elle m’avait agacée dans le premier livre, mais dans celui-ci, je n’en ai pas vu l’utilité. Chaque fois que je voyais venir un paragraphe en italique, j’accélérais ma lecture pour arriver au vif du sujet.

J’ai tout de même hâte de voir comment se termineront les aventures d’Isa,  en sol québécois ou pas?

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Passionnément givrée – Audrey Parily

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Ma vie est une tragédie grecque. Rien de moins. Vous pensez que j’exagère? Eh bien, lisez ce qui suit! J’ai vingt-six ans et je suis encore aux études. Études financées par ma mère, qui ne se gêne pas pour me le rappeler. Pour ajouter à mon stress, je n’ai toujours pas la plus petite idée de ce que je vais faire de ma vie. Professionnelle ou autre. Je vis au Québec depuis un an (ah! c’est vrai, vous l’ignorez : je suis Française). L’homme que j’aime me fuit. Je fuis l’homme que j’aime. Et les conquêtes de mon colocataire défilent sans cesse dans notre appartement, si bien que parfois, j’ai l’impression que vivre dans une gare serait plus reposant.

Vous n’êtes toujours pas convaincu? Je continue. J’ai des rêves plein la tête, surtout celui d’écrire, au grand désespoir de ma mère. Parlant du loup. J’ai une mère chirurgienne, exigeante, exaspérante, contrôlante (et tous les synonymes du genre, mais je l’adore). Quant à mon cerveau, je songe depuis un certain temps à m’en débarrasser, l’actuel ne me donnant pas du tout satisfaction. Non seulement il m’encourage à faire des choses dont je ne suis pas très fière, mais en plus, il prend un malin plaisir à me bombarder de milliards de questions qui, comme vous l’imaginez, restent sans réponse.

Maintenant, osez me dire que ma vie n’a rien d’une tragédie!

D’abord, je dirais que je trouve difficile d’être totalement objective puisque je lis – discrètement – le blogue de l’auteure depuis pratiquement le début, mais bon, allons-y. D’abord, j’ai trouvé l’idée de base très intéressante, aller un peu plus loin que la chick-lit habituelle (je sais que le personnage n’aime pas ce terme, mais de mon côté, je ne le trouve pas péjoratif), et avoir comme cadre de base une expatriée au Québec, ça donne une autre dimension que la traditionnelle histoire d’amour de base. Par contre, j’ai trouvé par moment qu’on essayait trop de mettre l’accent sur l’environnement, plutôt que sur l’histoire. Les nombreuses références à la ville de Québec me faisaient sourire, surtout que j’y ai habité huit mois, mais à la longue, ça me donnait l’impression de lourdeur, comme si en voulant rendre ça très ancré dans le réel, on perdait le fil et on tombait dans la promotion de la ville (par exemple, la scène sur le restaurant le Cochon Dingue, alors qu’ils vont sur celui sur la rue Maguire, mais que les autres avaient essayé celui dans le Vieux-Québec).

MERCI de ne pas avoir mis de sacres dans la bouche des personnages québécois. C’est quelque chose que je n’aime pas lire quand ce n’est pas justifié et ça donne l’impression que tout le monde sacre, ce qui n’est pas le cas. J’ai bien apprécié que les personnages, peu importe leur lieu d’origine, aient un bon vocabulaire.

Finalement, j’ai eu du mal à départager l’auteure de l’héroïne. Je n’ai pu m’empêcher, au cours de ma lecture, de penser que c’était plus autobiographique que voulu. Surtout par le fait qu’Isa utilise plusieurs expressions qu’on peut lire sur le blogue d’Audrey Parily. Je sais, c’est normal, mais c’est la première fois que je suis confrontée à cette situation. Peut-être qu’il faudrait que j’évite de lire les blogues des auteurs dont je veux lire l’œuvre…

Je me relis, et je trouve que je suis plutôt négative, pourtant, j’ai lu en une seule journée et je veux à lire la suite!

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