Drug preguntas

Une personne à part entière – Gunilla Gerland

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C’est l’histoire d’une petite Suédoise qui ne savait pas ce qu’elle avait, pourquoi elle était si différente, qui aurait voulu être « quelqu’un » et qui avait fini par s’apercevoir après diverses expériences plus ou moins heureuses qu’elle était atteinte d’autisme dit « de haut niveau » par les spécialistes.

De quoi s’agit-il? L’autisme, tout le monde en parle sans toujours savoir exactement de quoi il retourne même depuis qu’un médecin autrichien Hans Asperger (1906–1980) en a établi le syndrome.

On le saura en lisant cette saga autobiographique parfois déroutante parfois divertissante, mais tragique aussi de Gunilla Gerland.

On reste dans le même thème avec un autre livre qui fait vivre l’autisme de l’intérieur. Cette fois-ci, on suit une seule personne, Gunilla, qui est atteinte d’autisme, mais dont son diagnostic n’aura lieu qu’à 29 ans. Pendant tout ce temps, elle se croit anormale et finit par croire ce que son entourage lui répète sans cesse : elle n’est qu’une paresseuse capricieuse. On comprend les raisons de certaines de ses obsessions et de l’hypersensibilité de ses sens. Une lecture parfois difficile, mais toujours intéressante. L’histoire d’une jeune fille née avec une différence que personne ne voit et, de surcroît, dans un milieu difficile. Du point de vue plus technique, la traduction est parfois laborieuse et j’ai souvent été dérangée par les doubles et même triples espaces entre les mots. Déformation professionnelle…

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Entre Dieu et moi, c’est fini – Katarina Mazetti

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Linnea a seize ans, plein de complexes, et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia. Sa meilleure amie, son amie pour la vie. Enfin, pour cent vingt jours, « sans compter les week-ends », Linnea a fait le calcul une fois. Maintenant que Pia est morte.

Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui a une liaison tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie « croire en Dieu »? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré.

Seulement, voilà, Pia s’est jetée sous un train. Alors, Linnea se souvient, puisque comme dit son excentrique grand-mère, « pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir ».

Un livre et une écriture simples, mais combien touchants. En fait, Linnea est touchante, touchante de vérité. Son histoire n’est pas facile : sa meilleure amie vient juste de se suicider. On n’en parle pas beaucoup, on effleure à peine le sujet, mais c’est assez pour nous faire comprendre tous les bouleversements que cela provoque chez Linnea. Sans être centré ce drame, le livre évoque la vie trouble que peut être celle d’une adolescente. Une adolescente différente, mais également comme toutes les autres : elle n’a rien de plus, rien de moins, avec tous les questionnements que cela apporte.

Il s’agit du premier livre d’une trilogie, je poursuivrai la découverte de l’univers de Linnea avec plaisir, en espérant que l’auteure ait été plus douce envers son héroïne.

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